Qu’est ce que l’hypertrophie musculaire ?

Dans l’article de cette semaine, je vais vous parler de l’hypertrophie, un terme assez courant dans l’univers de la musculation et du sport en salle. Mais qu’est-ce que cela signifie vraiment ?

Petite définition pour commencer : Le mot hypertrophie signifie tout simplement l’augmentation de la taille d’une cellule. On comprend donc que ce n’est pas uniquement un terme réservé au monde de la musculation, mais pour cet article, on se concentrera sur celle qui nous intéresse : l’augmentation de la cellule musculaire.

 

Quels sont les intérêts d’augmenter la taille de nos cellules musculaires ?

Avant de vous expliquer le processus et les méthodes d’hypertrophie, voici les nombreux avantages et bénéfices qui y sont associés :

  • L’esthétique : vous aurez l’air beaucoup plus en forme, un corps musclé est un corps en bonne santé et donc, par définition, plus attirant.
  • Gain de force : vos muscles seront plus performants dans votre quotidien, ce qui améliorera votre posture et réduira, voire supprimera, vos éventuelles douleurs.
  • Renforcement de vos os, tendons et muscles, ce qui vous permettra d’être plus performant dans vos sports et réduira le risque de blessures.
  • Les séances d’hypertrophie stimulent la production de testostérone qui est une hormone anabolisante (qui accroît le volume musculaire) mais aussi lipolytique (qui aide à faire décroître les cellules graisseuses).
  • Augmentation du métabolisme de base : vous dépensez plus d’énergie chaque jour.
  • La santé : vous améliorez votre santé, vous réduisez les risques d’ostéoporose, de maladies dégénératives musculaires et nerveuses.
  • Préparation physique
  • Réathlétisation
  • Meilleure vascularisation : quand le cœur envoie le sang plein d’oxygène et d’autres nutriments vers vos organes, ce sont vos muscles qui renvoient le sang plein de déchets vers le cœur.

 

Comment fonctionne l’hypertrophie ?

Maintenant que nous avons vu les avantages, voyons comment cela fonctionne.

Pour comprendre un peu mieux ce phénomène, voici la structure d’un muscle :

 

 

Pour simplifier, le muscle est accroché à l’os par un tendon et est constitué de plusieurs faisceaux. Entre ces faisceaux se trouvent des artères, des veines et des nerfs. Chaque faisceau est composé de plusieurs fibres musculaires, elles-mêmes constituées de noyaux, de sarcoplasme, de sarcolemme et de myofibrilles.

On distingue deux phénomènes dans l’hypertrophie musculaire :

  • La première, qu’on appelle hypertrophie sarcoplasmique, correspond à l’augmentation de la taille du sarcoplasme, le liquide à l’intérieur des cellules musculaires. Si ce liquide augmente, il peut contenir plus de composants tels que des protéines, des mitochondries qui sont les centrales énergétiques des cellules musculaires, plus de glucose (qui est utilisé comme énergie) et d’autres nutriments essentiels pour le bon fonctionnement de votre muscle et, en fin de compte, de votre corps en général.
  • La deuxième, c’est l’hypertrophie myofibrillaire, qui correspond à l’augmentation de la taille et du nombre de fibres musculaires contractiles. Cette augmentation permet d’augmenter la force. Pour simplifier, c’est comme si on augmentait le nombre de personnes qui tirent sur votre muscle pour qu’ils se contractent plus vite et plus fort.

Comment provoquer ces deux phénomènes ?

Avec un bon programme de musculation élaboré par votre coach, qui contiendra des exercices de musculation qui vont soumettre vos muscles à un stress mécanique. On va venir activer les fibres musculaires du muscle en leur opposant une tension, ce qui va venir déchirer les fibres, ce qui est un processus normal.

En réponse à cela, le corps va devoir s’adapter et donc reconstruire ces fibres endommagées, mais cette fois, en plus solide et en plus grand nombre. Pour alimenter ces nouvelles fibres, le sarcoplasme des cellules augmente aussi comme expliqué plus haut.

 

 

 

Comment optimiser l’hypertrophie ?

 

  • On commence par le plus important : Le sommeil !

 

Le sommeil est crucial. Le muscle se reconstruit pendant la période de repos, donc un sommeil de qualité et régulier est indispensable. Il est plus intéressant de dormir 6 heures par nuit tous les jours que 8 heures le lundi, 4 heures le mardi et 12 heures le week-end. Le corps comprend qu’il aura 6 heures tous les jours, il s’adaptera donc plus facilement.

Notons que la durée de sommeil optimale se situe autour de 8 heures par nuit, mais cela peut varier selon chaque individu.

Négliger la récupération entre chaque séance est également contre-productif, si vos muscles n’ont pas le temps de se reformer entre 2 séances, vous perdez du temps et augmentez le risque de blessures.

 

  • En deuxième : la nutrition 

Une alimentation équilibrée est très souvent négligée, surtout de nos jours où l’on ne prend plus le temps de cuisiner et où l’on mange des plats préparés. Il est important de se rappeler que la nourriture est votre source d’énergie. Si vous ne mettez pas le bon carburant dans votre voiture, cela va forcément poser des problèmes.

Pour vos muscles, c’est pareil : manger de la nourriture de mauvaise qualité c’est construire un muscle fragile et augmenter vos risques de blessures. Un autre problème est de se sous-alimenter ou de ne pas manger suffisamment de protéines. Si vous demandez à vos muscles de grossir sans leur donner assez de matière pour le faire, cela n’a aucun sens. Surtout, si vous ne mangez pas assez, votre corps va plus facilement stocker du gras pour pallier au manque de nourriture.

 

  • La régularité :

Pour optimiser votre prise de muscles, il est important de le stimuler régulièrement. Suivre votre programme est essentiel. Bien sûr, il est toujours possible d’avoir un empêchement et de manquer une séance de temps en temps, mais essayez au maximum d’être régulier dans votre pratique sportive. Votre progression sera beaucoup plus rapide.

 

  • Votre niveau de stress :

Le stress est un véritable fléau dans notre société actuelle et peut ralentir votre progression. Le stress de votre vie quotidienne s’ajoute au stress mécanique, ce qui peut augmenter votre production de cortisol, une hormone qui peut ralentir votre prise de muscle.

Il existe de nombreuses façons de réduire le stress de tous les jours : la méditation, le yoga, le sport, les sorties en pleine nature ou entre amis, la lecture, la musique, la pratique d’une activité artistique ou créative.

 

  • La surcharge progressive :

Vous devez augmenter votre stress mécanique au fil des semaines. Soulever toujours les mêmes charges ne stimulent pas assez vos muscles et peut même vous faire régresser. Pensez donc à augmenter un peu chaque semaine vos charges d’entraînement, surtout pendant vos entraînements sans votre coach.

 

  • D’autres facteurs qui ralentissent vos progrès :

La cigarette

L’alcool

La drogue

Faire des exercices en amplitude réduite (exemple : squat incomplet)

 

Conclusion :

Voilà, vous avez maintenant acquis une bonne compréhension des bases de l’hypertrophie musculaire et vous savez pourquoi votre coach l’a intégrée à votre programme de musculation, que ce soit pour la perte de poids, la performance ou la remise en forme.

Votre coach a préparé ce programme pour vous aider à atteindre vos objectifs rapidement. Cependant, la réussite dépend également de votre engagement personnel et de votre détermination à mettre en pratique les conseils de cet article. Vous êtes tous capables d’y arriver.

 

 

Article écrit par Thomas LE SOLEU

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Entrainement basé sur la vitesse (VBT) vs Entrainement basé sur le % de 1RM

 

1) Introduction

 

L’entrainement en résistance, ou avec des poids, barre et haltère permet d’améliorer des qualités physiques bien précises comme :

  • Augmentation de la masse musculaire (hypertrophie)
  • La force maximale
  • La puissance

Il est maintenant largement accepté que ce type d’entrainement se prescrit souvent via l’utilisation de pourcentage de répétitions maximale sur l’exercice que l’on souhaite travailler (1RM).

Si ou souhaite physiquement se développer, le nombre de répétitions prescrit pourra varier entre 6-20 répétitions, le nombre de séries de 3 à 6 série, avec des charges comprises entre 60-80 % du 1RM.

Si l’on désire augmenter sa force maximale, le nombre de répétitions sera plus contenu entre 1 à 6 répétitions, avec un nombre de séries de 3 à 5 séries, avec des charges comprises entre 85 %– 100% du 1RM

Concernant le développement de la puissance, le nombre de répétitions sera compris entre 1 à 10 reps avec un nombre de séries allant de 4 à 8 séries, avec des charges comprises entre 30 %– 80% 1RM

 

Comme cite plus haut, on voit bien qu’en fonction de la qualité physique que l’on cherche à développer, il est attribué un nombre « arbitraire » de série, de pourcentage de 1RM et de répétitions.

La problématique étant que la force maximale d’un athlète varie dans le temps compte tenu de plusieurs facteurs qui peuvent l’influencer, comme le manque de sommeil, la fatigue centrale (au niveau de la commande du cerveau), la fatigue périphérique (au niveau musculaire).

C’est-à-dire que si le 1RM de l’athlète est de 100 kilos au développé couché lundi après un weekend bien reposé. Le 1RM de ce même athlète fluctue sûrement de (Thompson et al., 2022) :

  • 18 % plus haut
  • 18 % plus bas

Le mardi, mercredi ou un autre jour dans la semaine.

Ainsi, cela veut dire qu’il y a des moments où l’athlète se « surentraine » par rapport à ses capacités du jour et ce « sous-entraine » en comparaison à des moments où il pourrait profiter de sa bonne forme du jour pour performer.

De plus, il existe aussi des variations individuelles d’un athlète à l’autre. Par exemple, il est communément acquis qu’une personne qui met 85 % de son 1RM sur une barre est capable d’effectuer cinq répétitions.

Or en fonction des bras de leviers ainsi que la myotypologie des fibres musculaires (plutôt fibre endurante, ou plutôt fibre explosive/forte). Il est possible que certaines personnes face plus de 5 répétitions ou moins de 5 répétitions.(Richens & Cleather, 2014)

Néanmoins, il existe un outil pour venir parfaire le système d’entrainement au pourcentage : la Perception de l’Effort (ou RPE).

C’est une échelle qui permet de quantifier un effort. Elle va de 1 à 10, mais est souvent tronqué pour être utilisé de 5 à 10.

 

Échelle de Perception de l’Effort (RPE)
10 Impossible de faire 1 répétition en plus
9,5 Impossible de faire 1 répétition en plus, mais possibilité de mettre une charge légèrement plus lourde
9 Je peux encore faire 1 répétition supplémentaire
8,5 Je peux faire 1 répétition certaine, peut-être 2
8 Je peux faire 2 répétitions supplémentaires
7,5 Je peux encore faire 2 répétitions, peut-être 3
7 Je peux faire 3 répétitions supplémentaires
5-6 Je peux encore faire entre 4 à 6 répétitions
1-4 Effort très léger à léger

Figure 2 Échelle de RPE tiré de « The Muscle and Strength Training Pyramid 2.0. » Eric Helms

 

Ce système se fonde sur la charge interne en musculation/powerlifiting dans l’objectif d’adapter la charge d’entrainement à la forme du jour, par exemple,

  • Jour 1 : 5 répétitions RPE 6 = 80 kilos
  • Jour 3 : 5 répétitions RPE 6 = 90 kilos
  • Jour 5 : 5 répétitions RPE 6 = 70 kilos

Par ailleurs, on voit bien sur les 3 jours, que la demande d’effort était la même, mais que l’athlète avait une forme physique sur chaque jour, et donc cela permet une autorégulation de l’entrainement via la sensation de l’athlète.

De plus, ce système d’autorégulation permet de simplifier la programmation des exercices accessoires, caril n’est plus nécessaire de connaitre son 1RM de chaque exercice.

Cependant, un des problèmes majeurs est que cette autorégulation est subjective. C’est-à-dire qu’il appartient à l’athlète de se connaitre parfaitement et d’être capable d’estimer, avec son propre ressenti, la charge sera mise sur la barre.

Une méthode plus objective existe et elle est corrélée au travail avec la vitesse de barre : l’entrainement Basé sur la Vitesse ou Velocity Based Training (VBT)

 

 

2) Velocity Based Training ou l’entrainement base sur la vitesse

 

L’entrainement basé sur la vitesse est une « méthode » d’entrainement qui comme son nom l’indique s’établit à partir la vitesse de barre plutôt que sur un pourcentage de 1RM.

L’avantage de cette méthode est qu’elle permet d’autoréguler la charge mise sur la barre en fonction de la forme du jour de l’athlète tout en conservant l’objectif travaillé.

Quelques conditions sont nécessaires pour pouvoir utiliser l’entrainement basé sur la vitesse :

  • Avoir un niveau technique et de maîtrise des mouvements
  • Disposez d’un matériel validé scientifiquement comme le capteur accéléromètre EnodePro (ou anciennement VmaxPro) (Feuerbacher et al., 2023)
  • Toujours s’entrainer avec une intention de vitesse maximale sur la phase concentrique du mouvement sinon l’entrainement basé sur la vitesse devient biaisé

Pourquoi utiliser la vitesse de barre plutôt que le 1RM ? :

  • Il est établi que l’augmentation de la charge sur une barre (exemple : recherche de 1RM) engendre une réduction de la vitesse de barre jusqu’à l’obtention de la charge 1RM
  • Il existe une relation linéaire presque parfaite entre la vitesse de barre et l’intensité (charge) en pourcentage de 1RM
  • À mesure que la fatigue s’accumule, la vitesse de barre de l’exercice diminue

Grâce à ces paramètres, il est alors possible d’utiliser les vitesses de barre/d’exercice pour objectiver la charge externe de l’athlète ainsi que les volumes d’entrainements de chaque séance en tenant compte de la forme du jour de l’athlète. (Weakley et al., 2021)

On augmente alors le niveau d’individualisation de chaque séance, car la séance s’adapte constamment à l’athlète.

De plus, retenez que la relation entre la charge sur la barre est la vitesse de barre est stable dans le temps. C’est-à-dire que peu importe que vous gagniez ou perdiez de la force, si la vitesse de barre atteint à 40% de votre 1RM est de 0,8 m/s alors que vous gagnez ou perdiez en force, 40% de votre 1RM sera quasiment toujours égale à 0,8 m/s.

  1. L’intérêt du feedback de vitesse

Un grand intérêt qu’il y a avec l’entrainement basé sur la vitesse, c’est le feedback que cet outil nous donne.

En effet, l’entrainement basé sur la vitesse permet de donner un objectif externe autre que « juste » soulever la charge, il permet de donner une vitesse cible à atteindre, et donc favorise la motivation interne de l’utilisateur, permettant ainsi d’augmenter l’engagement dans l’exercice.

C’est aussi un moyen de créer de la motivation externe si l’entrainement VBT est utilisé avec des partenaires d’entrainements dans une forme de minicompétition. (Thompson et al., 2022)

De ce fait, l’intention de vitesse est prononcée lors de l’exercice, permettant alors d’engendrer des adaptations physiologiques que l’on pourrait s’attendre à obtenir avec un entrainement explosif, et ceci même avec un entrainement à charge lourde.

C’est-à-dire que s’entrainer avec l’intention et le feedback de vitesse de barre permet d’apprendre à générer plus rapidement un influx nerveux des premiers instants de mouvement (Banyard et al., 2020) augmentant ainsi la force maximale, mais également la capacité a développé le plus de force possible dans un laps de temps le plus court possible.

 

3) Mise en place de l’entrainement basé sur la vitesse

  1. Déterminer le profil Charge-Vitesse pour chaque exercice

Un des points importants à mettre en place lorsque l’on veut baser son entrainement sur la vitesse est de déterminer un profil de charge-vitesse avec chaque exercice sur lesquels on veut s’entrainer avec la vitesse.

À l’origine, un continuum a été créé dans l’objectif de simplifier l’utilisation, et ainsi développer les qualités physiques souhaitées simplement en choisissant la vitesse correspondante

Figure ‑3 Continuum Force – Vitesse de Bosco

 

Néanmoins, cette utilisation-là est impossible, car les vitesses atteintes avec les muscles des membres inférieurs sur des squats, par exemple, est largement supérieur à des vitesses atteint par les muscles des membres supérieurs comme sur du développé couché ou des tractions.

La capacité à générer de la vitesse va dépendre du groupe musculaire sollicité par l’exercice ainsi quele mouvement en lui-même. Un muscle up et une traction implique les mêmes muscles sur la phase du tirage, mais nécessite différentes vitesses de déplacement pour être réalisée.

Pour réaliser le profil charge-vitesse, il faut alors effectuer un protocole de test incrémental de détermination du 1RM, que l’on corrèle avec la vitesse de barre à chaque palier :

Un utilisé d’abord la formule d’Epley dans l’objectif d’avoir une idée de son 1RM avec des performances que l’on a déjà effectuées dans son entrainement. L’idéalement est de prendre une charge que vous ne pouvez soulever que 3 à 5 fois et d’essayer de faire un maximum de répétition avec cette dernière.

Admettons que vous pouvez soulever 5 fois 80 kilos au développé coucher. Vous effectuez le test et vous rendez compte que vous pouvez la soulever 7 fois. On utilisera donc une formule de prédiction de 1RM qui est :

Charge soulevée*Nombre de répétitions*0,0333+Charge soulevée = Prédiction de 1RM

 

Dans notre cas : 80*7*0,0333+80 = 98,648 que l’on peut arrondir à 100 kilos. Par conséquent, 100 kilos seront considérés comme notre 1RM.

On attend ensuite 48h entre le test de maximum de répétition pour déterminer un supposé 1RM et le test qui permettra de créer un profil charge – vitesse.

48h après, on peut effectuer le protocole proposé ci-contre pour déterminer son 1RM réel est y associer à chaque pourcentage de 1RM une vitesse de barre.

  • 3 répétitions à 20% 1RM
  • 3 répétitions à 40% 1RM
  • 3 répétitions à 60% 1RM
  • 1 répétition à 80% 1RM
  • 1 répétition à 85% 1RM
  • 1 répétition à 90% 1RM
  • 1 répétition à 100% 1RM

Prenez entre 3 à 5 minutes de repos entre chaque série.

Une fois que vous avez effectué votre test de 1RM avec le capteur de vitesse sur la barre, vous obtenez donc un tableau avec une colonne 1RM en % et une colonne avec les vitesses en m/sa correspondante

1RM % Vitesse en m/s
100% 0,24
90% 0,39
85% 0,48
80% 0,56
60% 0,82
40% 1,13
20% 1,5

Tableau 1 – Pourcentage de 1RM associé à la vitesse de la barre après le test de détermination du 1RM

 

 

Depuis ce tableau, on utilise les données recueillit pour effectuer un graphique en nuage de point dans l’objectif d’avoir une courbe.

Graphique 1 – Profil Charge – Vitesse obtenue à partir du protocole incrémental de recherche 1RM sur le développé coucher. La droite en pointillé représente la courbe de tendance (en rouge), nous permettant de déterminer les vitesses correspondantes aux autres charges en pourcentage

 

Une fois le graphique tracé sur Excel, on affiche une courbe de tendance qui nous permet d’obtenir :

  • Le R^2 qui correspond au coefficient d’alignement des points et nous permet de déterminer s’il y a des mesures qui sont à refaire, ou à éliminer pour pouvoir ensuite par extrapolation déterminer la vraie vitesse de la charge retirée, car la mesure était mauvaise.
  • La formule y = -1,463x + 1,7128 est de la forme y = ax + b qui nous permet alors de déterminer par régression linéaire les autres vitesses qui sont associés aux charges.

Par exemple, si je veux connaitre la vitesse que je dois atteindre pour travailler à 70% de mon 1RM, il me suffit de remplacer « x » par 0,7 soit 70%.

J’utilise la formule comme il suit : y = -1,463*0,7+1,7128  et donc y = 0,69 m/s

Dans notre cas, on obtient alors un tableau complet avec toutes les vitesses associées :

1RM% Vitesse
100% 0,24
97% 0,28
95% 0,31
92% 0,36
90% 0,39
87% 0,44
85% 0,48
82% 0,52
80% 0,56
77% 0,59
75% 0,62
72% 0,67
70% 0,70
67% 0,74
65% 0,77
62% 0,82
60% 0,82
57% 0,89
55% 0,94
52% 0,98
50% 1,01
47% 1,06
45% 1,08
42% 1,13
40% 1,13
37% 1,21
35% 1,24
32% 1,28
30% 1,31
27% 1,36
25% 1,39
22% 1,44
20% 1,50

Tableau 2 – Extrapolation des vitesses correspondantes aux différentes charges en pourcentage de 1RM. Le tableau et les vitesses associés sont purement théoriques.

 

Chaque pourcentage de 1RM est associé à une charge à un instant T, et la vitesse est associée a au pourcentage de 1RM.

C’est-à-dire que si vous prévoyez de vous entrainer à 80% de votre 1RM en 5 × 5, grâce à un capteur VBT, vous aurez votre 80% de 1RM du jour, donc avec la fluctuation de 1RM qui sera considérée par le capteur VBT.

L’objectif sera alors d’atteindre la vitesse cible de l’entrainement qui correspond à 80% de 1RM

Si un athlète à une vitesse de barre de 0,56 m/s au développé coucher et que celle-ci correspond à 80% de son 1RM, son 1RM étant de 100 kilos.

Alors, on programmera l’entrainement comme il suit

  • Lundi : 5 × 5 à 0,56 m/s (soit 80% 1RM) charge utilisée à 80 kilos
  • Jeudi 5 × 5 à 0,56 m/s (soit 80% 1RM) charge utilisée à 75 kilos

La charge entre l’entrainement du lundi et l’entrainement du jeudi est différente, mais la vitesse atteinte est la même peu importe la charge utilisée.

L’objectif est alors de se concentrer sur la vitesse à atteindre et non plus sur la charge soulevée.

Si l’on compare avec un entrainement basé uniquement sur le 1RM pour le même athlète :

  • Lundi 5 × 5 à 80% de son 1RM charge utilisée à 80 kilos
  • Jeudi 5 × 5 à 80% de son 1RM charge utilisée à 80 kilos

La vitesse de barre entre l’entrainement du lundi et l’entrainement du jeudi sera grandement différente, et donc l’effort demandé à l’athlète pour réussir son entrainement sera plus important lors de l’entrainement du jeudi que lors de l’entrainement du lundi.

Comme il peut être un peu technique de mettre en place les formules utilisées. Je vous donne un lien vers un tableur Excel que j’ai créé pour vous permettre de déterminer votre profil charge vitesse : https://1drv.ms/x/s!AvSOtBnqw3XUgZUbB33PDaLaJXZlsA?e=CQ4VCt

Je vous invite à créer votre propre copie en cliquant sur « fichier » puis « enregistrer sous » ainsi, vous pouvez modifier les valeurs pour répondre à vos besoins.

 

4) Méthode d’entrainement basé sur la vitesse :

L’entrainement via la vitesse s’établit sur la vitesse de barre, et notamment sur le pourcentage de pertes de vitesse de la barre. En fonction des objectifs que l’on recherche : Force, Puissance ou Endurance musculaire, on aura des seuils de perte de vitesse différents.

De plus, il est possible de choisir entre le nombre de séries, de répétitions ou de charges qui seront influencés par la perte de vitesse. Par exemple, onpeut déterminer une vitesse cible à atteindre pour l’entrainement. Ainsi, il est possible d’avoir une charge qui varie d’une série à l’autre, avec des répétitions flexibles, donc un seuil de vitesse à ne pas dépasser, mais un nombre de séries fixe.

Ce qui pourrait, par exemple, donner : 3 séries avec une perte de 20% de vitesse à 70% de la charge maximale soit une vitesse cible de 0,70 m/s (en se reportant au tableau plus haut)

Weakley et al., 2021 mentionne d’autres méthodes dans le tableau ci-dessous :

 

Méthode communément utiliser pour l’entrainement basé sur la vitesse
Méthode de référence Description de la méthode Séries Répétitions Charge
Vitesse Moyenne de la série La charge de l’exercice est donnée en fonction du profil charge-vitesse de chaque athlète. Le nombre de séries et de répétitions sont déjà prédéfinis. Après avoir complété une série, la moyenne de vitesse de la série doit être comprise à +/- 0,06 m/s par rapport à la vitesse cible prescrite

 

Si la vitesse cible dépasse où et en dessous des +/- 0,06 m/s alors la charge de l’exercice sera  ajusté de 4-5% du 1RM

Prescrit Prescrit Flexible

 

Vitesse Moyenne de la série + Seuil de Perte de Vitesse La charge de l’exercice est prescrite via le profil Charge – Vitesse. Le nombre de séries effectué est prescrit avec un seuil de perte de vitesse utilisé pour déterminer quand la série s’arrête. (ex : 20% de perte de vitesse) à la fin de la série, la vitesse moyenne de la série doit être comprise dans la zone de vitesse cible (ex vitesse cible 0,7 m/s – 20%  = 0,56 – 0,7 m/s)

Si la moyenne de vitesse de la série n’est pas comprise dans cette zone, alors la charge doit être ajusté.

Prescrit Flexible Flexible
Vitesse cible + Seuil de perte de vitesse L’athlète démarre avec une vitesse cible prescrite (ex : 0,7 m/s) avec la charge est ajusté pour permettre d’atteindre la zone de vitesse, avec un seuil de perte de vitesse pour déterminer la durée de la série. Prescrit Flexible Flexible
Nombre de séries Fixe + Seuil de perte de vitesse La charge de l’exercice est définie en amont de la séance d’entrainement par l’utilisation du profil charge-vitesse. Un seuil de perte de vitesse est utilisé (ex 10% de perte de vitesse) et suppose que l’athlète arrête la série lorsque qu’il n’est plus capable de maintenir la vitesse cible. Prescrit Flexible Prescrit
Nombre de répétitions total déterminé + nombre de séries flexible + seuil de perte de vitesse Avant la séance, un nombre total de répétitions est définie (ex 25 répétitions). Une charge est définie par rapport au profil charge-vitesse, et le seuil de perte de vitesse est utilisé pour guider la fin d’une série. L’athlète peut faire autant de série qu’il a besoin pour achever le nombre de répétitions fixer en début de session. Flexible Prescrit Prescrit
Nombre de séries déterminé + Seuil de perte de vitesse + limite de répétition La charge de l’exercice est déterminée via le profil charge-vitesse ou via une vitesse cible, et un seuil de perte de vitesse est déterminé (ex : 10%).

De plus, une limite haute de répétitions est définie (ex : 5 répétitions). Les athlètes utilisent la charge déterminé tant que la perte de vitesse n’a pas atteint le seuil ou que la limite de répétition n’est pas atteinte.

Prescrit Flexible Prescrit

Tableau 3 Méthode utilisés avec l’entrainement basé sur la vitesse (Weakley et al., 2021)

 

Néanmoins, la méthode la plus commune reste la première méthode. Elle permet déjà une autorégulation intéressant pour qui veut s’entrainer avec une méthode objective d’autorégulation de l’entrainement.

 

5) Conclusion

L’intérêt de la programmation de l’entrainement basé sur la vitesse, c’est d’avoir un  entrainement qui est flexible, s’adapte à la forme du jour de la personne et non l’inverse. Cela permet que des séances soient plus efficientes, moins fatigant, et ainsi de profiter des pics de forme lors des jours où l’on se sent mieux.

Gardez à l’esprit que l’entrainement basé sur la vitesse n’invalide pas les méthodes qui s’établissent sur le pourcentage de 1RM pour autant. Il existe aussi des stratégies d’autorégulations qui permettent tout à fait de réussir une programmation basée sur le pourcentage de 1RM. On peut, par exemple, utiliser le RPE comme mentionné au début de cet article ou encore utiliser un pourcentage dit « tampon » de son 1RM. On utilisera plutôt dans notre programmation d’entrainement, 95%, 90%, voire 85% de notre 1RM en fonction du moment où l’on se trouve dans le calendrier compétitif.

Les sportifs les plus aguerris seront séduits par l’entraînement axé sur la vitesse en raison des données qu’ils pourront en retirer. Cependant, ce n’est vraiment pas un outil nécessaire à la progression, à part le fait qu’il soit plus précis et objectif dans sa manière d’adapter l’entraînement à un individu

 

6) Bibliographie

Anon (n.d.). Guide d’utilisation des capteurs de vitesse en musculation. Sci-Sport. Available at: https://www.sci-sport.com/dossiers/guide-d-utilisation-des-capteurs-de-vitesse-en-musculation-007.php [Accessed March 1, 2023].

Banyard HG, Tufano JJ, Weakley JJS, Wu S, Jukic I & Nosaka K (2020). Superior Changes in Jump, Sprint, and Change-of-Direction Performance but Not Maximal Strength Following 6 Weeks of Velocity-Based Training Compared With 1-Repetition-Maximum Percentage-Based Training. International Journal of Sports Physiology and Performance 16, 232–242.

Feuerbacher JF, Jacobs MW, Dragutinovic B, Goldmann J-P, Cheng S & Schumann M (2023). Validity and Test-Retest Reliability of the Vmaxpro Sensor for Evaluation of Movement Velocity in the Deep Squat. The Journal of Strength & Conditioning Research 37, 35.

  1. Bompa T & A. Buzzichelli C (2020). Périodisation : Théorie et méthodologie de l’entrainement. 4 TRAINER. Available at: https://www.amazon.fr/P%C3%A9riodisation-Tudor-BOMPA/dp/B07ZLKHQDD.
  2. Bompa T & A. Buzzichelli C (n.d.). Periodization of Strength Training for Sport.

Richens B & Cleather DJ (2014). The relationship between the number of repetitions performed at given intensities is different in endurance and strength trained athletes. Biol Sport 31, 157–161.

Thompson SW, Olusoga P, Rogerson D, Ruddock A & Barnes A (2022). “Is it a slow day or a go day?”: The perceptions and applications of velocity-based training within elite strength and conditioning. International Journal of Sports Science & Coaching17479541221099640.

Weakley J, Mann B, Banyard H, McLaren S, Scott T & Garcia-Ramos A (2021). Velocity-Based Training: From Theory to Application. Strength & Conditioning Journal 43, 31.

 

 

Article écrit par Théo CAVAZAS

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Haltérophilie : Apprentissage du mouvement d’épaulé

Les articles de blog vont et viennent au gré de la vie au club. Aussi cette semaine semble bien adaptée pour parler d’un mouvement qui a fait parler de lui dernièrement, le dénommé « épaulé ». En effet ce mouvement faisait partie de la désormais célèbre liste de standards athlétiques qui avait été proposée à l’occasion de la soirée des records. Allons-nous-en donc à la découverte de ce mouvement plutôt technique qui peut donner du fil à retordre même aux plus forts d’entre-nous. Le but de cet article est de détailler de manière simple et compréhensible les différentes étapes de ce mouvement afin de pouvoir le réaliser dans les meilleures conditions.

 

 

Les phases de l’épaulé

 

Le départ

 

Les pieds démarrent largeur de bassin préférentiellement. Les mains à l’extérieur des jambes, le torse est bombé et les omoplates sont verrouillées dans le dos. Attention cela implique que les dorsaux sont engagés. Il ne s’agit pas « shrug » où l’on sert simplement les omoplates mais on ramène bien les épaules vers le bas. Aussi il ne s’agit pas d’un soulevé de terre classique: la ligne des épaules est située devant la barre (légèrement).

 

On veillera à vérifier les points suivants:

  • Largeur de pieds
  • Torse bombé
  • Épaules verrouillées
  • Épaules en avant

 

Le 1er tirage

 

La phase du premier tirage commence barre au sol et continue jusqu’à ce que la barre soit en-dessous des genoux.

L’angle du dos doit rester constant lors de cette étape du redressement. C’est lors de cette étape qu’on va donner une première accélération.

 

 

La transition

 

La transition se situe entre les genoux et le point de puissance de l’épaulé qui se situe au premier quart de cuisses. Mais qu’est-ce que le point de puissance exactement ? Ici on peut le définir comme le point où la vitesse de la barre arrive à son maximum. C’est le début du deuxième tirage dont on va parler après.

Les épaules sont encore devant la barre durant cette phase, et elle seront alignées avec la barre au dit point de puissance. Cette transition est donc le début du redressement pour le buste.

 

 

Le 2ème tirage

 

Ce tirage commence donc au point de puissance et se termine à la complète extension hanches-genoux. Comme dit plus haut, il y a une deuxième accélération lors de cette phase à partir du point de puissance pour que la barre atteigne sa vitesse maximale.

 

Le passage

 

Le passage va marquer la phase où l’on va trouver une triple phase de flexion chevilles-genoux-hanches. En ce qui concerne le haut du corps, l’idée est d’amorcer le verrouillage de la barre sur les clavicules. Pour cela les bras vont tirer sur la barre et les coudes réalisent une rotation pour se retrouver vers l’avant. Par ailleurs les appuis se décollent momentanément du sol après la phase d’extension qui ressemblait à un saut. Cela va s’accompagner d’un écartement des appuis pour réaliser une réception en flexion.

 

Le redressement et la stabilisation

 

Une fois en position de flexion ou squat, cette phase consiste en la phase concentrique d’un squat clavicule (ou front squat). Le buste doit rester droit, les coudes vers l’avant.

 

 

 

Les prérequis pour faire un épaulé/front squat

 

Comme expliqué plus haut, l’épaulé est un mouvement très technique qui nécessite aussi des qualités physiques en termes de force et de mobilité.

 

Le squat clavicule ou front squat

 

Il est très important de maîtriser cette variante du squat avant de faire un épaulé. En effet la phase de passage de l’épaulé ainsi que le redressement vont forcer le corps à être dans une position similaire à celle du front squat.

Comme son nom l’indique, la barre est ici placée non pas sur la nuque mais sur les clavicules ainsi que les deltoïdes antérieurs.

Les consignes de placement sont comme suit:

  • Placer la barre à hauteur un peu en-dessous des épaules, au niveau des deltoïdes antérieurs;
  • Placer la barre sur les clavicules en gardant les coudes le plus haut possible;
  • Les pieds sont sous la barre au moment de la sortir avec une poussée de jambes;
  • Le corps est gainé;
  • Les pieds sont écartés largeur bassin.

La flexion peut ainsi être effectuée.

 

Le front squat recrute plus fortement les quadriceps par rapport à un squat classique. Également, sont sollicités les fessiers, ischio-jambiers, la ceinture abdominale ainsi que les érecteurs du rachis.

Il serait faux de dire que la barre repose exactement sur les clavicules. En effet elle devrait plutôt se situer sur les deltoïdes antérieurs, juste devant la gorge. Aussi cela nécessite une posture spécifique qui doit être développée pour que la barre ne soit pas pas portée trop en avant des épaules et les coudes doivent être situés assez hauts. Les épaules doivent donc être assez mobiles pour ramener les coudes en avant et les omoplates doivent pouvoir se placer en sonnette interne.

Lors de la descente en flexion, les genoux vont avoir une trajectoire qui va plus en avant par rapport à un squat nuque. En bas du squat, les chevilles vont donc avoir une dorsiflexion plus importante. Un manque de mobilité au niveau des chevilles aura donc pour effet de limiter la trajectoire des genoux et impactera négativement le front squat.

 

En conclusion de cette partie, qu’il s’agisse de l’épaulé ou du front squat, on voit qu’une bonne mobilité au niveau des omoplates, des épaules, ou encore des chevilles est importante pour garder une forme correcte et une efficacité accrue.

Pour finir cette article on peut donc passer en revue certains exercices simples qui peuvent aider à gagner en mobilité sur ces axes.

Gagner en mobilité sur le front squat: haut du corps

 

Afin de préparer les poignets et les épaules pour ce genre d’exercice, on peut les mobiliser avec des exercice pour relâcher les articulations.

 

 

MOBILISATIONS POIGNETS:

 

Mobilisation à genoux

 

Mobilisation à genoux avec barre

 

 

MOBILISATIONS EPAULES

Bar elbow stretching

 

Behind the back bar elbow stretching

 

Gagner en mobilité sur le front squat: bas du corps

 

De même on peut, en guise de préparation ou d’échauffement, faire quelques exercices pour améliorer sa mobilité des hanches pour descendre en position basse sur un front squat.

 

Squat profond avec kettlebell

 

 

Rotation genoux

 

 

 

Le mot de la fin

 

À vous de jouer ! Avec ces axes de travail, il devrait être plus simple de réaliser votre premier épaulé. Peu importe le poids, l’important est de respecter les consignes expliquées plus haut afin de garder des positions correctes. Aussi, et ce conseil est valable pour la pratique de l’haltérophilie en général, ne vous précipitez pas ! N’hésitez pas à décomposer lentement vos mouvements au commencement afin de bien comprendre chaque étape de celui-ci. Et qui sait, cela vous donnera-t-il peut-être l’envie d’en savoir plus sur les autres mouvements d’haltérophilie !

 

 

Article écrit par Gautier BLONDEL

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Sources:

Cours de Thibault Ferreira-Cortes sur les étapes de l’épaulé

Article Holifit sur le front squat: https://holifit.fr/2014/08/front-squa.html

Article Eric Fabre sur le front squat: https://www.ericfavre.com/lifestyle/le-squat-clavicule/

Article Garage Strength: https://www.garagestrength.com/blogs/news/front-squat-benefits

Programme de mobilité de Oleksiy Torokhtiy

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